Cuba à vélo – Pleurer devant une tasse de lait chaud

Normalement, je ne suis pas du type selfie et encore moins du genre à m’auto-filmer en train de déballer mes émotions devant un cellulaire et un public imaginaire, mais dans le cadre de mon dernier cyclo-voyage en solo à Cuba, j’ai succombé à ce désir d’archiver certains moments sous format video .

On se rappelle souvent de nos voyages selon les dernières émotions vécues. Celles-ci vont alors teinter le récit et le regard que nous portons sur ces expériences extraordinaires. J’ai donc eu envie de capter des moments d’émotions intenses à différents étapes de mon périple afin d’en garder un souvenir pluriel allant au-delà des mots. Je me suis questionnée si j’allais rendre ce video public ou non, car il s’agit d’un moment très personnel de vulnérabilité et de pleurs. En plus, mes cheveux sont un désastre l’Oréal dans cet extrait! Comme j’ai écrit un texte intitulé Partir à l’aventure libre de fard et de complexe, je me dois d’assumer!  J’ai donc décidé d’exposer cette mise à nue sentimentale, sans filtre, car ce sont notamment ces instants de fragilité qui donnent du sens à l’aventure!

Petite mise en contexte: lorsque je me suis filmée, cela faisait 5 jours que j’étais sur les routes de Cuba à vélo. Je venais de parcourir 35 km entre Las Terrazas et Soroa, sous une température tropicale humide et j’arrivais de franchir quelques côtes relativement ardues. Je sortais de la douche lorsque la grand-mère de la casa particulares est venue m’offrir du lait chaud, avec du sucre et des petits biscuits. J’étais tellement émue de cette gentille attention que j’ai eu besoin de communiquer, de dire à quelqu’un à quel point j’étais touchée par ce geste. N’ayant ni téléphone, ni accès à internet et ni personne avec qui en parler, j’ai eu spontanément l’idée de me filmer. J’avais cette boule de chaleur à l’intérieur de moi qui demandait à s’exprimer.

J’ai ainsi tenter de mettre des mots sur la beauté d’un geste millénaire: celui d’offrir à boire et à manger à un étranger.

Bref, alors que Mylene Paquette a pleuré devant une poire pendant sa traversée de l’Atlantique à la rame, moi, ce sont des petits biscuits et un lait chaud qui m’ont tiré des larmes!

 

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